Une aide précieuse dans une période de vie charnière

Je m’appelle Janka, j’ai 34 ans et je suis domiciliée à Undervelier. Je viens de terminer ma 1re année d’étude de Bachelor en Travail Social de la Haute école de Travail Social (HETSL) de Lausanne.

De famille modeste, j’ai toujours travaillé en parallèle à mes études pour subvenir à mes besoins personnels et pour avoir de l’argent de poche. Diplômée de l’Ecole de commerce en 2013, j’ai réalisé le stage me permettant d’acquérir la Maturité professionnelle commerciale. J’ai ensuite travaillé pour économiser et me financer les 6 mois d’études intensifs de la passerelle DUBS à l’école Prévôtoise de Moutier, afin de m’ouvrir les portes de l’université. C’est alors que je me suis dirigé vers des études en Sociologie, à l’université de Neuchâtel en 2017. Malgré mon intérêt pour ce domaine, l’instabilité de ma situation personnelle liée au décès prématuré de ma mère, ma situation financière précaire, mon emploi du temps très chargé (car je travaillais à côté de mes études) et la dimension non professionnalisante des études universitaires m’ont amené à quitter cette voie.

Durant de longues années, je me suis cherché et j’ai navigué entre voyages et emplois dans le domaine administratif et le service (bar et restauration). Une expérience professionnelle et un fort engagement bénévole au centre de culture et de la jeunesse (CJC, SAS), à Delémont, m’ont cependant ramené à mon souhait de poursuivre des études et à me diriger vers le travail social. Mais ma santé psychique avait été fortement mise à rude épreuve par l’exigence du poste et l’arrivée du COVID, entre autres. Et l’accomplissement du stage préalable combiné à deux emplois à temps partiel en parallèle m’ont tout droit mené vers un burn-out en fin d’année 2024.

Moi, lors de ma participation au concours d’éloquence de la HETSL du 7 mai 2026 Moi, lors de ma participation au concours d’éloquence de la HETSL du 7 mai 2026

Une longue période de reconstruction et de guérison a alors débuté. Ma santé mentale allait en s’améliorant mais au commencement des études en septembre 2025 elle restait particulièrement fragile. C’est alors que j’ai entrepris des démarches pour trouver des aides financières me permettant d’éviter une surcharge d’occupation et de pression qui aurait mis en péril la réussite du projet ainsi que mon processus de guérison.

Le soutien de la Fondation Meilleur Futur fut un énorme soulagement. Il m’est impossible de savoir comment se serait déroulé cette 1re année sans leur soutien, mais ce qui est certain, c’est qu’il m’a été particulièrement précieux au vu des nombreux et importants changements qu’ont généré ce projet (déménagement, nouvelle vie sociale, reprise d’un rythme d’études, perte des repères connus, etc.). Grâce à leur soutien, j’ai pu m’investir pleinement dans les études tout en poursuivant le travail thérapeutique en lien avec ma santé mentale. Aujourd’hui je suis en attente des résultats de 3 examens du 2e semestre, les autres ayant été réussi avec brio ! Dès la mi-août, je vais débuter ma première période de formation pratique en tant que travailleuse sociale hors mur à la ville de Lausanne. Je suis sur la voie de la reconversion et je me sens à ma place, dans un parcours d’études enrichissant et nourrissant, correspondant (enfin !) à mes aspirations !

Nos parcours sont semés d’embûches et d’obstacles plus ou moins difficiles à surmonter. La vie et surtout l’époque dans laquelle nous vivons exige de nous beaucoup de courage, d’humilité et de persévérance.

Trouver son chemin n’est pas chose aisée, mais si j’avais un seul message aujourd’hui c’est de ne jamais laisser tomber ! Car le jeu en vaut la chandelle et qu’il n’y a rien de plus libérateur que de se sentir alignée !