Consacrer pleinement son énergie à ses études

J’ai 23 ans et j’étudie actuellement le travail social à la Haute école de travail social de Fribourg. Mon parcours jusqu’ici n’a pas été tout à fait linéaire.

Auparavant, j’ai terminé un CFC d’employé de commerce avec maturité commerciale intégrée. Dès cette première formation, je savais pourtant que ce domaine ne me correspondait pas vraiment. Après mon diplôme, je suis parti travailler en Suisse alémanique. Cette expérience s’est rapidement interrompue et j’ai traversé une longue période de dépression qui m’a contraint à remettre en question mon orientation professionnelle.

Il m’a fallu du temps pour retrouver une direction. Une expérience comme formateur d’adultes m’a notamment permis de découvrir un environnement professionnel dans lequel je m’épanouissais davantage. Progressivement, mon projet s’est précisé : je souhaitais m’orienter vers le travail social, avec l’envie de soutenir et d’accompagner des personnes confrontées à des situations difficiles.

Au milieu des difficultés la volonté trouve une voie

Début 2024, j’ai donc pris la décision de reprendre des études et de m’inscrire à la HETS. Ce choix représentait pour moi une véritable reconversion, mais aussi un nouveau départ. La question financière a cependant longtemps rendu cette décision incertaine. Ayant terminé ma première formation plusieurs années auparavant et travaillé entre-temps, ma situation ne correspondait plus au parcours classique d’un jeune qui poursuit directement ses études. Je me suis ainsi retrouvé confronté à des difficultés pour financer cette nouvelle formation.

J’ai malgré tout commencé mes études en septembre 2024, convaincu d’avoir enfin trouvé une voie qui me correspond. Je suis aujourd’hui en deuxième année et j’ai notamment eu l’occasion d’effectuer ma formation pratique au sein d’un service social. Mais poursuivre une formation à plein temps tout en devant assumer mes dépenses représente un véritable défi. Il suffit parfois d’un décalage dans un parcours de vie ou d’une réorientation pour se retrouver entre les dispositifs de soutien existants.

C’est dans ce contexte que j’ai découvert la Fondation Meilleur Futur, grâce à la liste des organismes privés de soutien mise à disposition par le service des bourses. L’aide qui m’a été accordée représente bien plus qu’un soutien financier ponctuel : elle me permet de poursuivre ma formation dans un cadre plus serein, de réduire la pression liée aux questions financières et de consacrer pleinement mon énergie à la réussite de mes études.

Mon parcours m’a appris qu’une orientation professionnelle n’est pas nécessairement définitive et qu’il faut parfois avoir la possibilité de recommencer. Se réorienter demande de l’énergie et de la détermination, mais aussi, à certains moments, un coup de pouce pour pouvoir aller au bout de son projet. Des solutions existent, même si elles sont parfois peu connues.

Le soutien de la Fondation Meilleur Futur en est une pour moi aujourd’hui, et il me permet de continuer à avancer dans une voie que j’ai choisie et dans laquelle je souhaite construire mon avenir.